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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 16:37
Salam alaykum
Le mois de Muharram vient de commencer, un petit rappel sur ce mois sacré, où le jeûne effectué est le meilleur après celui de Ramadân :
jeune-2.jpg
Quel est le mérite de jeûner le mois de Muharram ?
Il a été rapporté de façon authentique d’après le Prophète (Sallalâhu 'Alayhi Wa Salam) que le jeûne effectué pendant le mois de Muharram est le meilleur après celui de Ramadân.

A ce propos, Abu Hurayra (Qu'ALLAH l'agrée) dit : « Le Messager d’ALLAH (Sallalâhu 'Alayhi Wa Salam) a dit :
« Le meilleur jeûne après celui de Ramadân est le jeûne effectué pendant le mois d’ALLAH Al-Muharram. Et la meilleure prière faite après la prière obligatoire est celle effectuée dans la nuit » Rapporté par Muslim (1163)

Le fait d’annexer ce mois à ALLAH (en disant : "le mois d’ALLAH") montre l'importance de ce mois. Des savants interprétaient ce hadith par le jeûne de tout le mois de Muharram.
Cependant, il a été rapporté de façon authentique que le Prophète (Sallalâhu 'Alayhi Wa Salam) n’a pas jeûné un mois complet en dehors de Ramadân.

Ce qui permet de comprendre que le présent hadith nous incite à multiplier le jeûne au mois de Muharram sans aller jusqu’à jeûner tout le mois et ALLAH est le plus savant.

Quelle est la date du jour de 'Achoura ?
Comme son nom l'indique, le jour de 'Achoura ('Achoura en arabe est une des formes du chiffre 10) correspond au 10ème jour du mois de Muharram, le 1er mois du calendrier Islamique.

Comment ce jeûne a-t-il été institué ?
Selon un hadith de 'Aicha (qu’ALLAH l’agrée) : "Les gens de la tribu de Quraysh jeûnaient le jour de 'Achoura à la Mecque avant l'avènement de l'Islam" (Rapporté par Al-Bukhari et Muslim)

Puis, à son arrivée à Médine, le Prophète (Sallalâhu 'Alayhi Wa Salam) remarqua que les juifs jeûnaient ce jour; il les interrogea à ce sujet et ils lui répondirent que c'était pour eux un jour de fête, car il correspond au jour où ALLAH a sauvé le prophète Mûssa et son peuple, en lui ouvrant la mer et en noyant à sa suite, Pharaon et ses soldats. Moussa le jeûna alors pour remercier ALLAH.
Le Prophète (Sallalâhu 'Alayhi Wa Salam) ordonna alors de jeûner ce jour en rétorquant aux juifs :

« Nous sommes plus dignes de nous réclamer de Moussa que vous ».

Ainsi, il jeûna ce jour et ordonna de le jeûner. Ce jeûne resta obligatoire jusqu'à ce que fût prescrit le jeûne de Ramadân.
Alors, le jeûne de Ramadân devint obligatoire à la place du jeûne de 'Achoura qui devint par la suite facultatif.

Ibn ‘Umar rapporte du Prophète (Sallalâhu 'Alayhi Wa Salam) :

« Celui qui veut, jeûne et celui qui veut, mange (en ce jour) » Rapporté par Al-Bukhari et Muslim

Quelle est la meilleure manière de jeûner 'Achoura ?

Jeûner le 9 et le 10 du mois Muharram est la manière la plus conseillée (si ALLAH le veut) selon le hadith du Prophète (Sallalâhu 'Alayhi Wa Salam) rapporté par Ibn ‘Abbas :

« Si je suis encore vivant l'année prochaine, je jeûnerai le 9 (c’est-à-dire avec le 10) »
Rapporté par Mouslim

Mais le Prophète (Sallalâhu 'Alayhi Wa Salam) mourut avant cela.

Le Prophète a recommandé de jeûner le 9 avec le 10, pour se différencier des juifs qui ne jeûnaient que le 10.

Quel est le mérite de celui qui jeûne 'Achoura ?

Selon le hadith de Abu Qatada, le Prophète (Sallalâhu 'Alayhi Wa Salam) a dit :
« Ce jeûne efface les péchés de l'année précédente »
Rapporté par Mouslim
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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 00:00

Salam alaykum

j'espère que vous allez bien inchaallah !

Un rappel sur le mois de Cha'bâne qui a commencé il y a environ une semaine machaallah.

Ce mois, comme nous allons le voir, a beaucoup de mérites et de bienfaits.


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Les sagesses et les utilités de Cha'bâne

Parmi les sens du jeûne de Cha'bâne, il y a, comme l'a évoqué le Prophète (saws), que c'est un mois au cours duquel sont montées les oeuvres au Seigneur de l'univers. D'après Oussama ibn Zayd:" J'ai dit : "O Messager d'ALLAH ! Je ne t'ai pas vu jeûner un mois autant que Cha'bâne ? " Le Prophète répondit:  


" Ceci est un mois auquel les gens ne font pas attention, entre Rajâb et Ramadân, et c'est un mois au cours duquel les oeuvres (al a'mal) sont montées au Seigneur de l'univers, et j'aime, alors que mon oeuvre est montée, être en état de jeûne"
(rapporté par l'imam Ahmad, et le Shaykh al-Albanî l'a rendu Hassan dans son Sahîh at-Targhib n° 1022 page 425)


 
Le jeûne avant Ramadân et après est comme les prières surrérogatoires accompagnant les prières obligatoires


"Le jeune de Cha'bane est meilleur que le jeûne des mois sacrés et le meilleur des jeunes surérogatoires (at-Tatawu'). C'est celui qui est proche de Ramadân avant et après,et son statut par rapport au jeûne de Ramadân est comme celui des "sunan arrawatib" avec les prières obligatoires avant et après. Et tout comme les "Sunan ar-Rawâtib" elles complètent la déficience (ou imperfection) des obligatoires (al-Farâ-id).


C'est la même chose pour le jeûne avant et après le Ramadân et tout comme les "sunan arrawatib" sont plus méritoires que des prières surérogatoires "absolues" (at-Tatawu' al-Mutlaq), et bien le jeûne avant et après Ramadân est meilleur que celui qui se situe loin de celui-ci."

Cha'bâne pour s'entrainer


"Il a aussi été évoqué comme sens pour le jeûne de Cha'bâne, que c'est comme un entraînement pour celui de Ramadân. Ainsi, il n'entrera pas dans le jeûne de Ramadân avec difficultés et peines, mais plutôt, il aura été entraîné avant et en aura pris l'habitude, et il aura trouvé en jeûnant Cha'bâne la douceur et le plaisir du jeûne.

Par conséquent, il entrera dans la mois de Ramadân avec force et tonus!" (Ibn Rajab, p 252)

Cha'bâne introduction de Ramadân


"vu que Cha'bâne est comme une introduction à Ramadân, alors ce mois comporte les mêmes choses que ce dernier comme jeûne, lecture du coran, sadaqa...
Salama ibn Souhayl disait: " Le mois de Cha'bâne, c'est le mois des lecteurs! "

De même, Habîb ibn Thâbit disait, lorsque Cha'bâne entrait: " C'est le mois des lecteurs! "

Enfin, 'Amru ibn Qayss al-Mulay "fermait sa boutique et se consacrait à la lecture du coran !"

Extraits tirés du livre d'Ibn Rajab "Latâ-if al-Ma'ârif fî mâ limawassim al-'am min al-Wathâ-if"

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 19:22

Salam alaykum

Un petit rappel sur la télévision et ses dangers :

En espérant que toutes les télés connaissent le même sort que celle-ci.... :

images2.jpg

 

Le bon comportement (al-akhlaq) a été détruit au sein de beaucoup de familles sans s'en rendre compte, et sans répression religieuse, et cela à cause d'une propagande Arabe et surtout à cause d'une propagande mondiale entrée dans les foyers par l'intermédiaire de la télévision. Et étant donné la gravité de cette présence dans les maisons des musulmans, j'ai préparé cette modeste recherche afin de vous présenter 20 maux qu'engendre la télévision. Loin de ce qu'elle peut apporter de bien, et face à ce qu'elle apporte de mal. Et il n'y a pas de doute -si Allah le veut- que toute personne sensée après avoir pris connaissance des 20 maux qu'elle engendre, répondra favorablement à cet appel (C'est-à-dire qu'il sera convaincu de l'interdiction de la télévision). Car le musulman doit suivre les commandements, et il n'a pas le choix, Allah dit : 

« Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu'Allah et Son messager ont décidé d'une chose d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, s'est égaré certes, d'un égarement évident »
 [Al-Ahzab : 36]

Peut être que parmi les 20 maux qu'engendre la télévision, tu ne te sentiras pas concerné par ces fléaux, mais il suffit d'un mal, il suffit qu'elle engendre chez toi un mal pour qu'il soit établit qu'elle est interdite. Je ne suis ni savant, ni étudiant en science pour dire où est le licite et l'illicite, j'ai simplement mis sur écrit les 20 maux qu'elle engendre religieusement parlant afin que les savants se penchent dessus. Et qu'ils voient ce qui doit être dit à ce sujet, et il est évident que tout musulman et musulmane constatera le fléau qu'est la télévision.

Le danger de la parabole est plus important encore que celui de la télévision, j'oriente ce conseil sous la forme d'une lettre d'un fils à son père : Conseil d'un fils à son père. Je demande à Allah la sincérité, et qu'Il fasse que ce travail soit utile aux musulmans, Il est celui qui entend et qui exauce, ce conseil est aussi en direction des responsables de foyers, et je demande à Allah de les guider, et qu'ils sachent qu'ils sont responsables devant Allah le jour du jugement dernier. Toute personne est berger de son troupeau, je demande à Allah qu'Il nous guide, ainsi que les responsables de foyers vers le bien et la lumière, qu'Il nous montre la vérité et nous permette de la suivre, et qu'Il nous montre le faux et nous permette de nous en écarter.

Les fléaux (déclarés comme tels par l'islam) qu'engendrent la télévision


 
Regarder les femmes, est interdit que le regard soit porté directement vers la femme ou son image. Allah dit :

« Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font »
 [An-Nur : 30]

S'il est interdit de regarder le visage d'une femme, que dire de ses cheveux, de sa poitrine, ou de son corps tout entier, comme si elle était un animal marchant sur la terre. Et souvent, après ce regard, la personne se mettra en quête de ce qu'Allah a interdit afin de trouver de quoi satisfaire ses envies les plus bestiales.

 
Le regard des femmes vers les hommes, lorsque la femme regarde un homme, elle commet un péché car Allah dit : 

« Et dis aux croyantes de baisser leurs regards »
 [An-Nur : 31]

Quand à celui qui dit qu'il ne regarde que le visage, il n'a pas de preuves, et de plus la caméra se déplace souvent sans prévenir, et même s'il ne voit que le visage comme il dit, cela n'est pas licite pour les deux sexes. Et où est la jalousie de l'homme lorsque sa famille regarde les hommes étrangers sans tourner le regard ?

 L'importation de mauvaises coutumes, surtout celles d'occident, et la ressemblance aux ennemis de l'islam que cela implique, le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : 

« 
Celui qui ressemble à  un peuple fait partie d'eux » 
rapporté par Abû Dawud et Ahmad.

Tu vois la femme imiter les représentantes de la débauche, et s'habiller comme elles, de manière non islamique. Et même dans les mariages, tu vois qu'ils savent rien, hormis le fait d'appliquer les coutumes néfastes importées, qu'ils ont vus dans des séries télévisées. Tu constates que l'homme se comporte avec sa famille comme ce qu'il a vu dans un film, de même le fils avec son père, et sa mère. Tu vois l'enfant lever la voix face à ses parents, et les appeler par leurs noms, ou alors par les termes Hadj ou Hadja. L'imitation néfaste va même jusqu'au mariage, pour lequel le garçon doit (nécessairement) aimer la fille qu'il va épouser avant le mariage. Regardez, ô gens doués de résolution comment nous avons hérité les coutumes extérieures, et comment elles entrent à l'intérieur de nos maisons, et cela devant nos yeux.

 La perte de temps dans ce qui n'apporte rien, alors que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) dit : « Deux bienfaits négligés par beaucoup de gens : la santé et le temps libre » rapporté par Al-Bukhari.

 La perte de prières en les laissant sortir de leurs temps, car parfois, la personne ne veut pas rater son film, l'appel à la prière a lieu et lui ne répond pas et rate la prière, voir la laisse sortir de son temps pour ne pas rater son film. Et après la prière, il se lève pour prier, alors que son temps est passé. Alors qu'Allah dit : 

« Malheur donc, à ceux qui prient, tout en négligeant (et retardant) leur prière »
 [Al-Ma'un : 4-5]

Dans un autre verset Allah dit : 

« 
La prière demeure, pour les croyants, une prescription,à  des temps déterminés »

Et dans le cas où il se lève pour accomplir la prière, son cœur n'est pas là, et il est pressé de retourner voir son film, ce qui démolit sa concentration.

 Les enfants apprennent les mauvaises croyances, par l'intermédiaire des dessins animés. En plus de l'interdiction des représentations animales, des êtres vivants. Le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) nous met en garde contre cela : 

« 
Les gens qui dessinent, seront châtiés le jour du jugement dernier, et il leur sera dit : faites vivre ce que vous avez créés »
rapporté par Al-Bukhari et Muslim

Tu constates qu'après avoir vu un dessin animé, l'enfant se met à imiter ce qu'il a vu. Et tu seras stupéfait quand tu verras des enfants imiter les chrétiens dans leur invocations, ou dans le port de la croix. En plus de l'interdiction des noms chrétiens, juifs, qu'ils se donnent, et tout ceci s'enracine dans les esprits des enfants, après tout cela, quel sera cet enfant élevé par les dessins animés ? Parents, craignez Allah, et occupez vos enfants dans l'apprentissage du Coran et de la Sunna. Vous êtes responsables d'eux, et il faudra rendre des comptes concernant cela le jour du jugement dernier.

Allah dit :

« Ô vous qui avez cru ! Préservez vos personnes et vos familles, d'un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, surveillé par des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu'Il leur commande, et faisant strictement ce qu'on leur ordonne »
 [At-Tahrim : 6]

 L'écoute des chants ce qui est interdit par le Coran et la Sunna authentique, et les paroles des pieux prédécesseurs.


Allah dit : 

« Et, parmi les hommes, il est [quelqu'un] qui, dénué de science, achète de plaisants discours pour égarer hors du chemin d'Allah et pour le prendre en raillerie. Ceux-là subiront un châtiment avilissant » 
[Luqman : 6]


Le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : 
« 
Il y aura dans ma communauté des gens qui autoriseront l'adultère, la soie, l'alcool, et les instruments de musique »
rapporté par Al-Bukhari.

 
La falsification de la vie du prophète (salallahu 'alayhi wa salam), à travers les séries télévisées qui ajoutent ce qui n'en fait pas partie, ce qui n'est que mensonge sur l'envoyé (salallahu 'alayhi wa salam).( il parle des séries qui passent sur les chaînes arabes). Le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : 

«  
Celui qui ment à mon sujet volontairement, qu'il prépare sa place en enfer »
unanimement reconnu authentique.

 La falsification de l'histoire des compagnons, toujours à travers les séries télévisées, dans lesquelles les compagnons sont des gens qui aiment le bas monde, draguent les femmes, boivent de l'alcool, etc.

 La propagation des innovations, car ceux qui s'occupent des médias ne reviennent pas aux savants. Le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit :

« 
Toute innovation est égarement »
rapporté par Ahmad et d'autres.

Il dit aussi (
salallahu 'alayhi wa salam) : 
« 
Celui qui ajoute à notre affaire ce qui n'en fait pas partie, cela sera rejeté»
Al-Bukhari et Muslim.

Par exemple, nous constatons que des femmes s'habillent en noir lors du décès de leur mari ou d'un proche, d'où ont-elles pris cette innovation que font les juifs et les chrétiens ? Ou encore l'innovation de poser une couronne de fleurs sur la tombe ? Ou encore des formules de condoléances comme : «  Le reste de ta vie », c'est-à-dire : profite du temps qu'il te reste. Et c'est ainsi qu'apparaît l'innovation et que disparaît la Sunna authentique, qu'Allah nous protège.

 L'importation d'informations authentiques et mensongères, qui servent l'intérêt de ceux qui dominent le monde. Ainsi celui qui regarde la télévision analysera mal, son jugement sera inexact.

Le prophète (
salallahu 'alayhi wa salam) met en garde contre cela, lorsqu'il dit : 

« 
Il suffit à  l'homme pour être un menteur de répéter tout ce qu'il entend »
rapporté par Muslim.

On peut donner comme exemple le fait que beaucoup croient que la démocratie, n'est autre que la consultation (
chura) établie par l'islam. Ainsi que les votes pervers dans lesquels participent tout le monde, le savant ou le pervers dévergondé. Allah dit : 

« 
Traiterons-nous les soumis (à Allah) à la manière des criminels ? »[Al-Qalam : 35]

 
Celui qui regarde la télévision ne cesse d'accumuler des péchés après sa mort, car il a fait hériter ses enfants sa désobéissance. Et le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Celui qui instaure une mauvaise tradition en porte le péché et le péché de celui qui l'accomplit après lui, sans que cela n'enlève de leur péché ».

 Eloigner les gens du rappel d'Allah
. Après la prière du 'isha, la personne perd son temps à regarder les programmes télévisés au lieu de rentrer et d'adorer Allah, et de se réveiller le dernier tiers de la nuit, alors qu'Allah le Tout Puissant descend le dernier tiers de la nuit dans le ciel du bas monde et dit :


« 
Celui qui m'invoque, je l'exauce, celui qui me demande, Je lui donne, celui qui demande le pardon, Je lui pardonne »
rapporté par Al-Bukhari et Muslim.


Elle regarde la télévision jusqu'au milieu de la nuit, alors que le prophète (
salallahu 'alayhi wa salam) a interdit de dicuter après la prière du 'isha. Que dire alors de celui qui passe sa nuit à commettre des péchés alors qu'Allah descend au premier ciel ?Ajoutons à cela, qu'il ratera la prière de l'aube en commun.

 L'insouciance de la femme, lors de l'absence de sa famille, à cause du travail ou d'un voyage.Elle regarde donc les chants, et tout ce qu'il y a à la télévision sans personne pour l'empêcher. C'est une réplique à ceux qui disent qu'ils interdisent à leur famille de regarder les films de débauche, mais qu'en est-il lorsqu'ils sont absents ? Je parle de celui qui a une ou deux chaîne, que dire de celui qui a la parabole qui propage toutes les immondices du monde ? Allah dit :

« 
Ô vous qui avez cru ! Préservez vos personnes et vos familles, d'un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, surveillé par des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu'Il leur commande, et faisant strictement ce qu'on leur ordonne »[At-Tahrim : 6]

On peut ajouter à cela que souvent des hommes passent leur temps devant la télévision, ainsi que leurs femmes, ce qui engendre des problèmes aux seins des couples.

 Le fait de plonger dans les péchés, au point de ne plus les ressentir, plus la personne commet de péchés, moins elle les ressent comme tel. Celui qui regarde les femmes, écoute les chants, la musique, ne ressent plus cela comme un péché !

 Se détourner du Coran et de la Sunna, la télévision commence le matin par le Coran et termine le soir par le Coran. Mais qui écoute cette lecture, on voit plutôt la personne baisser le son lorsqu'elle constate qu'il y a la lecture du Coran, et remonter le volume pour ce qu'elle préfère : les programmes télévisés, augmentant même très fortement le volume. De même lorsqu'elle entend les paroles du prophète (salallahu 'alayhi wa salam). Cela confirme la parole du poète : « L'amour du Coran, et l'amour du chant ne peuvent point se côtoyer dans le coeur d'un serviteur » Ce détournement du Coran, n'a pour résultat que des conséquences fâcheuses. Allah dit : 

« Et quiconque se détourne de Mon Rappel, mènera certes, une vie pleine de gêne, et le Jour de la Résurrection Nous l'amènerons aveugle au rassemblement »
 [Ta-Ha : 124]

 Certaines personnes disent que s'ils ne mettent pas la télévision à la maison, alors leurs enfants iront la regarder chez les voisins ! Et elles disent qu'elles les protègent de la rue. Cet état de fait est engendré par le temps libre qu'ont ses enfants. Alors que si elles occupaient le temps libre de leurs enfants par l'apprentissage du Coran, il n'y aurait pas ce problème du temps libre ! Ajoutons à cela, que la télévision est plus dangereuse que de jouer dans la rue, car beaucoup d'enfants des compagnons jouaient dans la rue, et les compagnons les saluaient.

 La propagation dans les cœurs de la crainte de la peur de leurs ennemis, et cela à travers l'exposition de leurs armements. Comme la bombe atomique, si destructive, et l'exagération dans la puissance militaire des américains et des russes, ou d'autres nations non musulmanes. Le pauvre musulman en vient à se sentir faible tout en oubliant la puissance de la force Divine, et cela fait partie de leur stratégie, qu'Allah les détruise.

Allah dit : 
« Ils ne respectent, à l'égard d'un croyant, ni parenté ni pacte conclu. Et ceux-là sont les transgresseurs » [At-Tawba : 10]

Allah dit : 
« Les redoutiez-vous ? C'est Allah qui est plus digne de votre crainte si vous êtes croyants » [At-Tawba : 13]

 L'apprentissage du vol, de la façon de boire de l'alcool, voir de le fabriquer, et cela à travers les films, qui montrent tout ceci, et qui vantent ces mauvaises actions.

La parole du prophète (salallahu 'alayhi wa salam) : 

« 
Trois personnes, Allah ne les regardera pas le jour du jugement dernier : celui qui désobéit à ses parents, la femme qui ressemble aux hommes, et celle qui accepte au sein de son foyer ce qui est détestable »
rapporté par Ahmad et An-Nasa'i

La version rapportée par An-Nassa'i est différente :

« 
Trois personnes, Allah leur interdira le paradis : L'ivrogne, celui qui désobéit aux parents, et la femme qui accepte au sein de son foyer ce qui est méprisable. »

Donc, comment pouvez-vous agréer qu'au sein de votre foyer se propage tous ces saletés, ces fléaux, voudriez-vous qu'Allah ne vous regarde pas le jour du jugement dernier ?

 

Source : sahab.net
Traduit par Abû-Safiya
Revu par les salafis de l'est
copié de salafs.com

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 23:15

Salam alaykum

Un excellent rappel qui nous incite à se rappeler la mort à tout instant, dans chaque action :

 

mort tombe2

 

Donne une partie des vingt-quatre heures de ton temps à l'apprentissage de ce que Dieu t'a ordonné. Toujours. Quant à la formule coranique : « et ils accomplissent des bonnes actions » elle signifie que tout ce que tu as appris est une arme en ta faveur ou une preuve contre toi.

 

Hâte toi de faire des bonnes actions et ne les retarde jamais ne serait-ce le temps d'un clin d'oeil.

 Et aie à l'esprit que cet instant dans lequel nous nous trouvons est peut-être ton dernier avant ta fin. Sache que ton terme est peut-être très proche et que tu n'auras probablement point d'autre chance. C'est pour cela donc que tu dois toujours habituer ton âme à la rencontre de la mort. A chaque instant tu dois t'y préparer.


- Ne te dis pas à toi même que tu vas mourir demain ou après-demain mais dis toi que tu vas mourir aujourd'hui.

- Lorsque tu vas rentrer dans ton lit pour te coucher dis-toi que tu ne te réveilleras plus.

- Lorsque tu vas rentrer dans la prière dis-toi que c'est la dernière que tu vas accomplir pour Dieu.

- Et quant à la prosternation que tu vas faire (en ayant conscience de ta fin) fais en sorte de t'y appliquer et de l'embellir le mieux que tu peux dans l'esprit d'une belle fin.

- Si tu te présentes à un cours de religion dis-toi que c'est surement le dernier auquel tu assisteras sur terre, efforce-toi à la sincérité lorsque tu y participeras.

- Et de la même manière dans toutes les actions que tu accompliras qu'il y est en toi l'objectif d'une belle fin. Efforce toi constamment à mettre la mort en face de toi.

 

L'Emblème de la piété, Le Grand saint et ascète Hassan Al Bassri -qu'Allah lui fasse miséricorde- creusa une tombe dans une chambre de sa maison dans laquelle il s'allongeait en disant : «  O mon Seigneur ! Fais moi revenir (sur terre) afin que je fasse du bien dans ce que je délaissais ». Il se levait ensuite de la tombe en s'époussetant de la terre et en louant Allah qui l'a fait revenir à la vie une seconde fois  pour décupler les actes d'obéissance et être mis à l'épreuve.

Un sage a dit : « L'intelligent prévoit dans son esprit ses propres épreuves avant qu'elles ne tombent sur lui et il n'est point surpris de par sa prévoyance, quant à l'ignorant il pense que ses jours sont assurés et oublie en combattant le passé, lorsqu'il est subjugué par les malheurs il se lamente. »  Il te faut donc te mettre à la place des morts qui auraient aimé revenir à la vie ne serait ce qu'une fois à l'image de ce que dit le Coran :

[Ô vous qui avez cru! Que ni vos biens ni vos enfants ne vous distraient du rappel d´Allah. Et quiconque fait cela... alors ceux-là seront les perdants. Et dépensez de ce que Nous vous avons octroyé avant que la mort ne vienne à l'un de vous et qu'il dise alors: "Seigneur! si seulement Tu m'accordais un court délai: je ferais l´aumône et serais parmi les gens de bien". Allah cependant n'accorde jamais de délai à une âme dont le terme est arrivé. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.]» (s.63 v.9-11)

 

Toute l'éducation et les enseignements que le Prophète (salallah aleyhi wa salam) apportait aux compagnons mettaient constamment en valeur la mort comme élément ultime. Il faisait comprendre aux bédouins qui lui posaient la question : « A quand la fin de l'Heure ?» que lorsque le fils d'Adam mourrait c'était le début de sa résurrection. Un jour le Prophète vit un homme entrain d'embellir sa maison, il s'écria : « elle (l'heure) est plus proche que ce qu'on pense », par cette parole le Prophète souhaitait éduquer l'homme à l'ascétisme (al zouhd fil donya)

 

Son objectif (avec les compagnons) était de purifier leurs coeurs, de faire pleurer leurs yeux (spirituellement) et de préparer leurs coeurs à la rencontre d'Allah.

Il voulait extirper de leurs coeurs l'ignorance, l'orgueil, les défauts et les maladies. Lorsqu'ils s'éloignaient (du Prophète) et se retrouvaient dans la société, les compagnons voyaient que leurs coeurs n'étaient plus les mêmes, ils s'en plaignirent au Messager de Dieu (salallah aleyhi wa salam) qui leur dit : 

"Par celui qui détient mon âme dans ses mains, si vous restiez comme vous êtes lorsque vous êtes avec moi , et toujours dans l’adoration , les anges vous serreraient la main sur vos lits et sur vos chemins , mais O Handhala , une heure pour telle chose et une heure pour telle chose , il le répéta trois fois". (rapporté par Mouslim)

Cette parole du Prophète (salallah aleyhi wa salam) a été mal comprise par beaucoup de gens qui se sont concentrés davantage sur l'heure du divertissement que sur l'heure de l'introspection de l'âme afin de lui demander des comptes (al mouhassaba). Il s'agit d'une heure où tu demandes des comptes à ton âme concernant les bienfaits dont t'a pourvu ton Seigneur, des bienfaits que tu ne saurais compter. (Demande-toi) Qu'as-tu fais en contrepartie de ces bienfaits ?

 

Pourquoi ne trouvons-nous pas un temps pour se demander des comptes quant au contrat d'allégeance qu'il y a entre nous et Allah ?

"Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. "(S 9, v 111)  

 Une question : Si tu avais une dette envers une personne te permettrais-tu de la faire attendre dix ou vingt ans sans jamais y penser ? Cela serait impossible à concevoir pour quelqu'un d'honnête et de religieux ? Sache donc que tu as une dette envers Allah le Majestueux, le Très Cher et Digne de louanges. Il faut donc que tu t'acquittes de cette dette, comment peux tu passer un an, deux ans ou trois ans sans t'acquitter de la dette qu'a ton Seigneur envers toi et des droits qu'il a sur toi ? Ceci est un manque et une honte envers Allah. Nous devons consacrer cette heure pour méditer sur notre relation avec Dieu et ce que nous avons négligé, manqué et oublié dans notre rapport avec Lui.

 

Beaucoup de nos pieux prédécesseurs (al salaf al salih) lorsqu'ils faisaient la prière, s'appliquaient et la perfectionnaient en s'humiliant au maximum.

L'un d'entre eux, dès qu'il terminait sa prière, se comportait avec humilité et honte à la façon d'une prostituée qui viendrait à peine de terminer sa fornication. Il n'était pas satisfait de son acte d'adoration, il le considérait avec insuffisance, il avait toujours cette appréhension qu'il en manquait quelque chose et qu'il était bâclé.

Comme il a été rapporté : « Certains bien-guidés sont dans la honte après l'avoir (la prière) terminée telle la prostituée après avoir terminé sa fornication ». Ce pieux prédécesseur s'appelait Zakariya Ibn Abi Zaid celui dont la mère reconnaissait l'endroit de sa prosternation par l'emprunte mouillée de larmes qui se trouvait sur le sol lorsqu'elle passait sa main. Zakariya Ibn Abi Zayd faisait partie des compagnons des compagnons (tabi'ine) du Prophète (salallah aleyhi wa salam), lorsqu'il terminait sa prière il se recroquevillait sur lui même avec une grande pudeur et humilité tel un moineau tremblotant par pudeur et crainte envers Dieu.

Allah dit :« ceux qui donnent ce qu'ils donnent, tandis que leurs coeurs sont pleins de crainte [à la pensée] qu'ils doivent retourner à leur Seigneur. » 

 Malgré qu'ils aient accompli les obligations en les perfectionnant, leurs coeurs étaient emplis de la crainte qu'Allah n'accepterait pas leurs actes. Car lorsque la prière n'est point acceptée par Allah, on la plie comme on plierait des vêtements usés, puis elle est renvoyée sur le visage de son propriétaire. Rien ne sera ensuite accepté de ses actes.

 

C'est donc pour cela que nous devons réviser notre relation avec Allah en méditant sur nos manquements à Son égard tel que l'affirme Le Très Haut:  

« Dis : « Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux. Et revenez repentant à votre Seigneur, et soumettez-vous à Lui, avant que ne vous vienne le châtiment sans que vous puissiez bénéficier d'aucun secours. Et suivez la meilleure révélation qui vous est descendue de la part de votre Seigneur, avant que le châtiment ne vous vienne soudainement, au moment où vous vous y attendriez le moins; et avant que l'âme ne soit réduite à s'écrier : « Malheur à moi pour mes manquements envers Allah et de m'être rangée du côté des railleurs »; ou qu'elle ne dise : "Si Allah m'avait guidée, j'aurais été certes, parmi les pieux »; ou bien qu'elle ne dise en voyant le châtiment : « Ah! S'il y avait pour moi un retour (à la vie)! Je serais alors parmi les bienfaisants ». « Regrets bien tardifs lui sera t-elle dit. Mes Signes te sont bien parvenus et tu les as traités de mensonge, préférant par orgueil rejoindre le camp des infidèles ». Et au Jour de la Résurrection, tu verras les visages de ceux qui mentaient sur Allah, assombris. N'est-ce point dans l'Enfer qu'il y aura une demeure pour les orgueilleux? » (Sourate 39, versets 53 à 60)

 

 

Cheikh Mohamed Hassan Oueld Al Dedew Al Chanqiti

 

Biographie du Cheikh ici CLIC.

 

Voir la vidéo de l'intervention en arabe ici clic.

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 02:01

Salam alaykum

 

D'après Ibn Umar (qu'Allah les agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit :

« Il n'appartient pas à un musulman qui a des choses à recommander de passer deux nuits sans que son testament soit auprès de lui ».


Ibn Umar a dit: "Depuis que j'ai entendu le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) dire cela, je n'ai pas passé une nuit sans avoir mon testament auprès de moi."
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2738 et Mouslim dans son Sahih n°1627)

 

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Remarque: Les savants ont dit que le testament, ou en arabe wasiya, est de trois types:

 

1. La wasiya obligatoire, comme montrée dans le hadith de Ibn Umar ci-dessus

Il s'agit de la wasiya que chaque musulman qui doit de l'argent (ou autre) à quelqu'un ou bien à qui quelqu'un doit de l'argent (ou autre) doit écrire et avoir auprès de lui.

 

2. La wasiya moustahaba ou surérogatoire


Il s'agit la la wasiya dans laquelle un musulman veut léguer après sa mort une partie de ses biens pour un acte de piété (aumône, construction de mosquées...).

Par contre la valeur de cette wasiya ne peut dépasser le tiers des biens de la personne.


D'après Sa'd Ibn Abi Waqas (qu'Allah l'agrée), j'ai dit au Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui): "Est-ce que je peux faire une wasiya de l'ensemble de mon argent ?"
Le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Non ».
J'ai dit: De la moitié alors ?
Le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Non ».
J'ai dit: Le tiers ?
Le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit:

« Alors le tiers et le tiers c'est beaucoup. Que tu laisses tes héritiers riches vaut mieux que tu les laisses pauvres et réduits à tendre la main aux gens...».
(Rapporté par Boukhari et Mouslim)


D'après Imran Ibn Husayn (qu'Allah l'agrée), un homme a libéré 6 esclaves lui appartenant au moment de sa mort et il n'avait pas d'autres biens que eux. Lorsque cela est parvenu au Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) il s'est énervé et a dit:

« J'ai certes pensé à ne pas prier sur lui ».
Puis il a appelé les esclaves, il les a divisé en trois groupes puis a tiré au sort entre eux. Il a alors libéré deux esclaves et en a gardé quatre en tant que tel.
(Rapporté par Nasai et authentifié par Cheikh Albani)



3. La wasiya interdite

Elle peut prendre diverses formes comme par exemple :

- faire une wasiya pour une personne qui a déjà un droit dans l'héritage,

- faire une wasiya pour déshériter une personne ayant un droit dans l'héritage,

- faire une wasiya en disant qu'on doit de l'argent à quelqu'un avec qui on s'est arrangé pour qu'il redonne la somme à un des enfants ou à une des épouses...

D'après Abou Oumama Al Bahili (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit:

« Certes Allah a donné à chacun son droit ainsi il n'y a pas de wasiya en faveur d'un héritier».
(Rapporté par Ibn Maja et authentifié par Cheikh Albani)


 

  Source : hadithdujour.com


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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 20:21

Salam alaykum

Quelques petites recommandations lors de la Nuit de Noces:

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1) Que le mari soit doux avec son épouse, et qu’il lui donne quelque chose à boire ou quelque chose de sucré.

En effet, cela a été authentifié du prophète (salallahu’ alayhi wasalam), d’après Asma bint Yazid qui rapporte :

« J’ai préparé ‘Aisha pour le messager d’Allah, puis je l’ai appelé afin qu’il vienne la voir. Il vint s’asseoir à ses côtés avec une coupe de lait de laquelle il but puis il la tendit vers ‘Aisha qui baissa la tête et fut gênée. Asma dit : je l’ai grondée et lui ait dit : prend de la main du messager d’Allah, elle prit alors la coupe et but… »

2) Qu’il mette la main sur son front et invoque pour elle.

D’après le hadith rapporté par Al-Bukahri :

« Si l’un d’entre vous épouse une femme ou achète une monture, qu’il pose la main sur son front, prononce le nom d’Allah (bismillah) et demande la bénédiction en disant : ô Allah, je te demande son bien et le bien sur lequel Tu l’as créée, et je cherche protection auprès de Toi contre son mal et le mal sur lequel Tu l’as créée ».

3) Qu’ils prient ensemble deux raka’at, car cela est rapporté des salafs

Abu Sa’id mawla Abu Sa’id rapporte : « Je me suis marié alors que j’étais encore esclave. J’ai invité plusieurs compagnons du prophète, parmi lesquels Ibn Mas’ud, Abu Dhar et Hudhayfa. Ils m’enseignèrent ceci : "

"Lorsque ton épouse vient à toi, prie deux raka’at, puis demande à Allah le bien de celle qui est venue à toi et cherche protection contre le mal. Puis c’est entre toi et ton épouse."

Shaqiq rapporte : « Un homme nommé Hariz vint et dit : j’ai épousé une jeune fille et j’ai peur qu’elle ne me déteste. ‘Abdullah ibn Mas’ud dit :

« L’entente vient d’Allah et la haine vient du diable qui veut vous faire détester ce qu’Allah vous a rendu licite. Lorsque ton épouse vient à toi, dis-lui d’accomplir derrière toi deux raka’at »

Et dans une autre version, il ajouta :

« Dis : Allah ! Accorde-moi une bénédiction en cette femme, et accorde-lui une bénédiction en moi. Allah ! Unis-nous tant que Tu nous uniras dans le bien et sépare-nous si Tu nous envoies vers ce qui est meilleur » (Ibn Abi Shayba).

4) Il est bon qu’il utilise le siwak (ou autre chose) avant de l’approcher.

Ceci afin qu’il n’ait pas mauvaise haleine, de même pour elle. Cela est meilleur pour l’union et la vie en couple dans le bien, comme il est rapporté d’après Sharih ibn Hani :

« J’ai demandé à ‘Aisha : quelle est la première chose que le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) faisait lorsqu’il rentrait chez lui ? Elle dit : (il commençait) par utiliser le siwak » (Muslim) 

5) Il convient que la femme et l'homme se séduisent en s’embellissant

Cela afin qu’il ne s’écarte pas d’elle, comme l’a dit une femme au prophète (salallahu’ alayhi wasalam) :

« Ô Messager d’Allah, si la femme ne s’embellit pas pour son mari, il la méprise » (An-Nasa’i).

Et il est authentifié que :

‘Aisha s’embellissait pour le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) qui un jour est rentré chez elle et a vu qu’elle portait des bagues (faites avec) des feuilles. Il dit :« Qu’est-ce cela ô ‘Aisha ? » Elle dit : je les ai faites pour toi ô messager d’Allah… » (Abu Dawud).

Ibn ‘Abbas dit :

« J’aime m’embellir pour mon épouse, de la même façon que j’aime qu’elle s’embellisse pour moi, car Allah dit : « Et elles ont des droits équivalents à leurs devoirs, conformément à la bienséance » (Al-Mughni 5/220)

6) Les Rapports intimes

S’ils veulent avoir un rapport sexuel, qu’ils disent :

« Au nom d’Allah, Allah éloigne de nous le diable, et éloigne-le de ce que Tu nous accorderas (comme progéniture)»

A cela, il y a une utilité explicitée par le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) dans ce hadith :

« Et si Allah leur accorde un enfant, le diable ne lui fera jamais aucun mal » (Al-Bukhari).

Shaikh Al-‘Uthaymin explique : « Il apparaît de ce hadith que c’est l’homme qui doit prononcer l’invocation (et pas la femme)… Et ce n’est pas parce que l’homme va dire cela à chaque rapport que l’enfant ne sera pas frappé par le diable… Cette invocation est une cause, et les causes peuvent être rejetées par le fait qu’on va trouver quelque chose qui empêche (la réalisation de cette invocation), car le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) dit :

« Chaque enfant naît sur la fitra et ce sont ses parents qui en font un juif, un chrétien ou un adorateur du feu ».

La parole du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) est véridique, mais cette invocation n’est qu’une cause qui peut être empêchée… Mais s’il n’invoque pas, le diable peut faire du mal à cet enfant et peut aussi jouir de l’épouse, comme Allah dit : « Séduis-les avec tes armées, et associe-toi à eux dans leurs biens et leurs enfants ».

Les savants disent : il s’associe à eux dans les enfants si l’homme ne prononce pas le nom d’Allah lorsqu’ils veulent avoir un rapport sexuel, le diable s’associe à lui et jouit de son épouse. ». (Sharh Al-Mumti’ : 5/368).


Les époux peuvent jouir l’un de l’autre comme ils le souhaitent, à condition que (la pénétration) se fasse uniquement dans le vagin, comme cela est rapporté par Al-Bukhari et Muslim, d’après Jabir :

« Les juifs disaient : si l’homme pénètre le vagin de son épouse par derrière, l’enfant naîtra avec un strabisme. Alors Allah a révélé : « Vos épouses sont pour vous un champ de labour, allez à votre champ comme vous le voulez ».

Zuhri a ajouté dans une version du hadith :

« S’il veut par derrière, ou autrement, mais toujours dans le vagin ».

Dans la version de Tirmidhi, ibn ‘Abbas dit :

« (S’il le souhaite) par devant ou par derrière, et éloignez-vous de l’anus et des menstrues».

Dans la version d’Abu Dawud, Ibn ‘Umar explique le verset en disant :

« Par devant, par derrière, étendu sur le côté, c’est à dire, (la pénétration doit) toujours (se faire) dans le vagin. Et les époux doivent prendre garde d’aller à l’encontre de cela, car une menace et un avertissement sévère ont été rapporté à ce sujet : « Celui qui pénètre une femme en période de menstrues ou par son anus une femme a mécru» (An-Nassa’i)

La base est que tout est permis, sauf les choses sur lesquelles on va trouver un texte. Et les pratiques interdites sont connues, shaikh Al-‘Uthaymin explique : « Il est interdit de pénétrer un femme en état de menstrues, d’après la parole d’Allah :

« Ils t’interrogent sur les menstrues. Dis : c’est une impureté, écartez-vous des femmes pendant les règles, et ne les approchez pas jusqu’à ce qu’elles se purifient ».

Il est donc interdit à l’homme de pénétrer son épouse lorsqu’elle a ses règles jusqu’à ce qu’elle se purifie, et lorsque cela arrive (la purification), (Allah dit) :

« Allez à elles comme Allah vous l’a commandé ».

(Pendant cette période de règles), tout est permis en dehors de la pénétration, d’après la parole du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) :

« Faites tout sauf la pénétration ».

Mais il est (préférable) que la femme se drape d’un izar (tissu qui va couvrir le bas de son corps), comme le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) le faisait avec ‘Aisha lorsqu’elle était en état de menstrues et qu’il jouissait d’elle, afin que l’époux ne voit pas le sang qui pourrait s’écouler, de peur que cela ne l’écarte de son épouse. [Par contre, il est permis de pénétrer une femme souffrant de métrorragie, même s’il y a un écoulement de sang, car cela n’est pas considéré comme une impureté (Durus al-muhima li nisa al-umma)]. De même que la sodomie est interdite, comme il est rapporté du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) :

« Allah ne se gêne pas de la vérité. Ne pénétrez pas les femmes par l'anus»


Et il y a dans l’acte sexuel une récompense, d’après la parole du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) :

« Et il y a une aumône dans les rapports sexuels que vous avez »

Lles compagnons dirent : "ô messager d’Allah, l’un de nous assouvi son désir et il est récompensé en cela ? Il dit :

« S’il l’avait satisfait dans le haram n’aurait-il pas commis un péché ? Ainsi s’il l’assouvit dans le halal, il a en cela une récompense. » (Muslim).

L’imam An-Nawawi dit en commentaire de ce hadith : « Cela est une preuve que les choses permises deviennent obéissance si on y joint l’intention de l’aumône, le rapport sexuel peut être une adoration si l’on fait cela avec l’intention de donner son droit à l’époux et de cohabiter de la meilleure manière comme Allah l’a ordonné, ou en demandant un enfant pieux, ou préserver sa chasteté ou celle de son épouse, s’empêcher de regarder ce qui est haram ou d’y penser… »

Il n’est pas permis de divulguer les secrets du couple, d’après la parole du prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) :

« La pudeur n’est que bien » (Al-Bukhari et Muslim).

Abu Sa’id rapporte que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit :

« Parmi les pires des gens, au Jour de la résurrection, celui qui se confie à son épouse, tout comme elle se confie à lui, puis qui va répandre ses secrets » (Ahmad).

Asmi Bint Yazid rapporte :

« J’étais auprès du messager, alors que le.s hommes et les femmes étaient assis, et il dit :

« Il se peut qu’il y ait des hommes qui répandent ce qu’ils font avec leurs épouses et des femmes qui parlent de ce qu’elles font avec leurs époux ».

Asma dit : tout le monde se tut, je dis alors : "Oui, messager d’Allah, ils et elles le font". Le prophète dit :

« Ne le faites pas, car cela est semblable à un diable qui rencontre une diablesse sur la route et qu’ils ont une relation sexuelle tandis que les gens les regardent. » (Ahmad).

Wallâhu a'lam 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 14:20

Salam alaykum

Un très bel article d'Imanico du blog M.M blog machaallah.

maman-avec-ses-enfants.jpg

Nous l’avons presque toutes constaté en devenant mères: l’arrivée de ce petit amour a mis un frein parfois énorme à nos adorations quotidiennes: Salat, lecture du Coran, Dhikr (évocation d'Allah). Nous en ressentons parfois une vive culpabilité, voire même un certain fatalisme et un désespoir: « Alors que je devrais remercier encore plus mon Créateur pour m’avoir donné des enfants, me voilà qui délaisse le rappel et passe mon temps à des occupations exclusivement matérielles! Pire encore, je me plains sans cesse, je ne mérite sans doute pas d’être heureuse! « .

Beaucoup d’entre nous ont ainsi un sentiment de frustration quasi permanent, et l’impression de passer toute la journée à nettoyer, ranger, préparer à manger, faire des courses, surveiller, réprimander, se divertir… Pourtant Allah l’Exalté nous rappelle cette épreuve dans une sourate qu’il est précieux pour nous de lire chaque vendredi, il s’agit de la sourate 18 La Caverne, verset 46Les biens et les enfants sont l’ornement de la vie de ce monde. Cependant, les bonnes oeuvres qui persistent ont auprès de ton Seigneur une meilleure récompense et [suscitent] une belle espérance.

Mes expériences assez variées avec mes 3 enfants m’ont fait comprendre que nous avons tout intérêt à transformer ce qui semble être une contrainte, une épreuve (fitna), en un défi extrêmement épanouissant.

Commençons par la grossesse: quelle meilleure préparation à la naissance que la lecture quotidienne du Coran?

Le Coran est purification du coeur et lumière pour le croyant. J’ai vu que passer une de mes grossesses en me privant moi-même de lire la parole d’Allah ne m’a apporté que regrets et tristesse. J’ai aussi remarqué qu’on est plus motivée si on a un but à atteindre: le finir en un mois, en deux mois, en se fixant un certain nombre de pages à lire quotidiennement. Combien de versets nous rassurent et nous apaisent, nous femmes enceintes, dont le bien-être émotionnel est si important pour le développement et la santé du foetus? (Sources: études de Dr Michel Odent sur l’impact de la joie, article sur l’effet nocebo des consultations prénatales). Combien de paroles d’Allah le Très Haut nous rappellent la création de la vie dans l’utérus, nous invitant à la méditation?

Avons-nous besoin de chant prénatal? Non! machaAllah le tajwid (psalmodie) peut nous faire travailler notre souffle et notre diaphragme. La récitation nous réchauffe le coeur, et libère le stress. Les versets coraniques nous aident à placer notre confiance en Allah (tawakkoul 'ala Allah) et à s’en remettre à Lui, lorsque des soucis ou des angoisses se mettent sur notre chemin lors de l’attente de l’enfant. La lecture de la sourate Maryam (Marie) m’a personnellement beaucoup touché et a apaisé ma peur d’accoucher. Dieu évoque les contractions de la naissance, et la façon dont Il a soulagé Maryam, que la paix soit sur elle. On voit aussi le rôle actif qu’elle a eu en faisant elle-même tomber les dattes par exemple. Elle n’a pas eu besoin de perfusion d’ocytocine synthétique, ni d’anesthésie péridurale, ni d’épisiotomie, pour donner naissance au prophète Jésus, que la paix soit sur lui.

Pensons enfin à ce bébé enveloppé dans un endroit sûr et chaud. Lorsque son ouïe est créée dans l’utérus, qu’entend-il? La voix de sa mère qui récite la parole d’Allah, rythmée par les battements de son coeur. Quel son magnifique pour elle ou lui!

Le Coran peut être lu même si l’on est fatiguée ou alitée pendant la grossesse, et lorsque l’on peine à lire l’arabe, sachez que l’effort est récompensé encore plus. Le Prophète (Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a dit :

« Celui qui récite habilement le Coran sera avec les Anges nobles et obéissants; tandis que celui qui le récite péniblement en bégayant, aura une double récompense« . (Rapporté par Muslim dans son Sahih (549/1), d’après un hadith de ‘Aisha ‘qu’Allah soit satisfait d’elle).  

Au passage, n’hésitez pas en cas de fatigue ou de maladie, à améliorer votre alimentation en évitant les aliments de dégénérescence, et à prendre des compléments alimentaires naturels si besoin. Le chlorure de magnésium, par exemple, est un excellent allié pour nous les mères, notamment pendant la grossesse et l’accouchement. Vous connaissez toutes également l’huile de nigelle qui est un remède prophétique, à choisir si possible de qualité biologique et extraite à froid.

Les femmes enceintes ont un avantage de plus: elles prient sans interruption parce qu’elles n’ont pas de menstrues. De plus, elles se lèvent la nuit pour uriner ou à cause des coups que donne leur bébé, ce qui leur offre autant d’occasions d’accomplir des prières surérogatoires nocturnes, debout puis assises si leur ventre devient trop lourd. D’après Amr ibn Absata, le Prophète (Prière et Salut de Dieu soient sur lui) a dit :

« Le moment où le fidèle se trouve le plus proche d’Allah est le milieu de la nuit. Si vous pouvez vous trouver parmi ceux qui mentionnent le nom d’Allah à cette heure, faites-le » (rapporté par Tarmidhi et Nassaï).

Autre hadith:

«Adonnez-vous aux prières nocturnes car c’est une pratique de vos prédécesseurs pieux, un moyen de vous rapprocher de votre Maître, d’expier vos péchés, de vous en éloigner et de débarrasser votre corps de ses maladies. » (rapporté par at-Tarmidhi et Ahmad).

Concilier les adorations et la vie avec des enfants en bas âge.

« Avec mes petits, impossible de me poser pour faire le dhikr du matin et du soir ! » Combien d’entre nous l’ont pensé très fort, ou ont soupiré de lassitude à cette pensée. Qui a dit qu’il fallait obligatoirement s’assoir pour évoquer Allah swt? Pour celles qui connaissent par coeur les invocations, la seule solution, si l’on ne peut le faire tôt le matin ou tard le soir quand les enfants dorment, est de les réciter tout en étant active. En nettoyant, en rangeant, en habillant son enfant tout en portant son bébé en écharpe ou en sling, en conduisant sa voiture, en marchant dans la rue ou dans les transports en commun. Rien de tel pour apporter de la satisfaction et un sentiment d’accomplissement pendant les tâches ingrates et répétitives, qui rythment la journée. Si vous ne les connaissez pas par coeur, voici ce qui a fonctionné pour une mère: Elle les a imprimées de manière à confectionner un petit livret à garder dans sa poche – on pourrait aussi les plastifier pour les protéger de l’eau -et les a lues ainsi matin et soir pendant plus d’un mois jusqu’à ce qu’elle se rende compte qu’elle n’en avait plus besoin. Une autre mère m’a confié qu’elle aimait particulièrement faire le ménage en écoutant des conférences islamiques sur son lecteur mp3 portable. Elles peuvent souvent être téléchargées gratuitement sur l’internet.

Pas facile de faire la Salat avec un bébé qui tète très souvent et de manière irrégulière! Ce rythme est tout à fait normal pour un nourrisson: vous pouvez lui faire confiance quant à la durée et au rythme des tétées, il a la capacité de se rationner lui-même en fonction de ses besoins. Savez-vous que vous avez le droit de porter votre bébé pendant la Salat? Vous pouvez aussi l’allaiter pendant la prière tant qu’on ne voit pas les parties du corps qui doivent être cachées. (source: 40 hadith authentiques sur l’éducation des enfants, éditions Daroussalam). Maman prie et bébé est porté contre elle ou allaité: ça peut être sportif, mais tout le monde est heureux! Si les enfants chahutent et ne sont plus en âge d’être portés ou allaités, beaucoup de mères les incitent à prier près d’elles, ça ne fonctionne pas toujours mais ils sont en général fiers d’imiter les adultes.

« Je ne peux plus aller à la mosquée! » C’est une frustration souvent légitime, d’autant que les enfants ne sont pas toujours bien acceptés par les autres fidèles de la mosquée. Dans d’autres mosquées en revanche, les bébés et les enfants sont très bien accueillis, et avec un peu d’organisation (jouets, boissons, goûter, porte-bébé) la sortie peut être très appréciée de tous. Si ce n’est vraiment pas possible, qu’à cela ne tienne! Faisons de notre maison une mosquée inchaAllah:

« N’interdisez pas à vos femmes les mosquées, mais leurs maisons sont meilleures que celles-là. » Rapporté par Abî Dâwoud et authentifié par Ibn Khouzaymah.

Abou Hourayra, qu’Allah soit satisfait de lui, a rapporté que le Messager d’Allah (alayhi salat wa salam) a dit:

« Ne faites pas de vos maisons des tombeaux; certes, Satan fuit la maison dans laquelle on lit la sourate « Al-Baqara » (La vache). » (Hadith rapporté par Mouslim).

« Je n’arrive pas à lire le Coran pendant la journée!  » Avec un bébé allaité, il est facile de lire et tourner les pages d’une main pendant qu’il tète. D’ailleurs il peut être très pratique d’avoir le Coran posé sur un socle à portée de main, près de son fauteuil préféré, afin d’en lire quelques versets à chaque pause de la journée. Mais avec un bambin actif qui a le temps de mettre l’appartement sens dessus dessous le temps que vous ayez lu une seule page, c’est un insurmontable défi! Le meilleur temps pour la récitation étant à l’aube jusqu’au lever du soleil, j’implore Allah le Très Haut pour qu’il nous donne la force et le courage de nous accrocher à cette pratique, car c’est bel et bien la seule solution qui nous reste. Avec des bambins plus grands, le fait de nous voir lire et réciter le Coran pendant la journée est un excellent modèle pour eux, et peut initier leurs premières séances d’apprentissage du Coran. Le Coran peut être aussi comme un « rituel d’endormissement » lorsque l’on borde nos enfants dans leur lit le soir, après leur avoir lu une histoire des prophètes, par exemple. Encore un autre moyen de transformer une contrainte en avantage. Vous allez peut-être même finir par penser qu’en réalité, avoir des enfants facilite les adorations et nous rapproche du Créateur. SoubhanAllah.

« Cela me manque tellement de jeûner!  » Certaines d’entre nous jeûnent complètement ou partiellement le mois de Ramadan, d’autres ne le jeûnent pas, car la femme enceinte et celle qui allaite sont dispensées de cette obligation. Pour beaucoup de MM, les grossesses et les allaitements se sont succédés sans interruption.

Lorsqu'Allah nous donne des enfants, c’est le moment de reconsidérer nos priorités: qui ou quoi passe en premier? à quel moment? Si bébé pleure au moment du Maghrib, est-ce judicieux de m’assoir pour l’allaiter, sachant que la tétée durera 20 minutes, et que le temps de la salât sera passé? Ou vais-je plutôt prier le plus rapidement possible en le portant et en le berçant pour le faire patienter? Ou bien vais-je l’installer au sein avant de commencer la prière et l’accomplir de manière un peu difficile mais plus sereinement que s’il hurlait dans mes bras? Voilà tout l’art de la gestion des priorités dans l’urgence, qui est spécifique aux mères. Je me suis aussi souvent demandée: « Si je passe ma journée à faire le ménage, la cuisine, ou  me divertir, quelle modèle aura ma fille si elle ne me voit jamais toucher le Coran ou faire des prières surérogatoires, ni écouter un rappel? »  Nos journées sont tellement remplies al hamdoulillah, alors comment et par quoi commencer? Quel est le plus important pour nous parmi tous ces besoins importants: Un évier brillant? La lecture du Coran? Un corps propre et des cheveux bien coiffés? La prière à l’heure? Un repas raffiné? Les invocations du matin et du soir? Des enfants aux habits bien repassés? Un bébé aux besoins vitaux d’affection et de nourriture à combler? Une sortie au magasin ou au parc? Discuter avec des amies?

Allah nous a accordé des bienfaits innombrables, et a fait des épreuves un moyen de nous rapprocher de Lui. Allah est infiniment généreux, Il nous récompense même pour les relations intimes, pour la grossesse, pour les contractions de la naissance, pour l’allaitement, pour les soins et la bonne éducation de nos enfants. Je demande à Allah le Très Haut de nous raffermir dans la foi, de nous aider à L’adorer et à Lui être reconnaissant pour tout, qu’Il fasse que nos enfants et notre époux soient une source de joie ici-bas et dans l’au-delà, qu’Il fasse que le Coran soit le printemps de nos coeurs, une lumière de guidance, et un moyen de dissiper les soucis.

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 09:52

Salam Alaykum

Un excellent rappel, par le professeur Ismail Al-Faruqi (rahîmahullah), extrait du livre : « Tawhid : philosophie du monothéisme musulman », d’Ismail Al Faruqi.

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Mariage et divorce.

« Il est impératif, d’un point de vue religieux et d’un point de vue éthique, que tous les hommes et les femmes puissent se marier.

Une dot élevée, l’absence d’une habitation, l’éducation et l’emploi ne doivent pas être un obstacle au mariage, pour un sexe comme pour l’autre. Ces points sont devenus des obstacles en Occident à cause de l’importance que l’Occident accorde à la réussite matérielle et du peu de cas que les gens y font de la vertu sexuelle.

- L’unité familiale étant nucléaire, il est nécessaire, pour les époux qui se marient et sont prévoyants, d’avoir acquis l’indépendance économique avant le mariage.

- La famille musulmane, au contraire, est de facture étendue, incluant les parents, les grands-parents, les hommes avec leurs femmes et leur progéniture.

Puisque les femmes ont droit, selon la Chari'a, au soutien de leur mari ou de ceux dont elles dépendent, et puisque l’islam, conformément au système patriarcal, fait reposer sur l’homme adulte la charge de subvenir aux besoins de la femme, la plupart des hommes et des femmes musulmans se marient jeunes.

Pour eux, la capacité de l’époux à avoir acquis à titre personnel son indépendance économique avant le mariage n’est pas un préalable au mariage.

Malheureusement les jeunes musulmans se sont occidentalisés à un rythme alarmant, au point qu’il est devenu courant parmi eux de recherche l’indépendance économique et donc de retarder le mariage jusqu’à avoir atteint cette indépendance. C’est une évolution triste et tragique.

 

- Premièrement : l’indépendance économique personnelle n’est pas un mal en soi, mais le critère de valeur qui se cache derrière peut l’être. Souscrire à ce point de vue présuppose une vision matérialiste du monde, et y adhérer signifie qu’on préfère la famille nucléaire à la famille étendue, conséquence d’un individualisme et d’une subjectivité poussés à l’extrême. L’indépendance économique personnelle est le plus souvent le préalable à l’indiscipliné et l’indisciplinable.

- Deuxièmement : retarder le mariage expose les deux sexes à la tentation. Le mariage est un bouclier pour la vertu.

- Troisièmement : dans la famille étendue, le mariage précoce ne fait pas peser sur les époux de charge impossible à supporter. Il est possible aux deux époux de suivre des études ou de travailler, car il y a toujours à la maison des parents affectueux pour entretenir le foyer et élever les enfants.

 

L’islam recommande donc à tous les musulmans de se marier, de le faire à un âge jeune et de toujours choisir de vivre dans la famille étendue. »

Article tiré du blog musulmans-authentiques.

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 13:52

Salam alaykum

L'islam, qui entend tenir compte des différentes facettes de la nature humaine, a pris en compte la nécessité qu'ont les hommes de se divertir. Le Prophète Muhammad (sur lui la paix) savait qu'à faire les choses de façon excessive sans jamais prendre du repos, on finit par se lasser. Et il a voulu éviter cela aux hommes et aux femmes qui le suivent.

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Ainsi, alors que Zaynab avait tendu une corde entre deux piliers de la mosquée afin de s'y accrocher et de lutter ainsi contre le sommeil lors des prières facultatives qu'elle faisait la nuit, le Prophète dit :

"Défaites-la [= la corde]. Que chacun parmi vous prie pendant qu'il est en forme. Puis, quand la torpeur le gagne, qu'il dorme" (rapporté par al-Bukhârî et Muslim). Une autre fois il a dit : "… Dieu ne se lasse pas [de vous récompenser], sauf si vous vous lassez [de l'adorer]" (rapporté par al-Bukhârî et Muslim).

Ne pas se lasser demande justement qu'on ait une vie équilibrée :  

"Un temps et un temps", avait dit le Prophète (rapporté par Muslim)

C'est-à-dire un temps pour les choses purement cultuelles (prières, invocations, souvenir, récitation du Coran, etc.), et un temps pour les choses de la vie (accomplies bien sûr elles aussi en tenant compte des principes voulus).

Pour l'enseignement et le rappel des choses de l'islam, le Prophète a laissé également le modèle du juste milieu : Abdullâh ibn Mas'ûd raconte :

"Le Prophète choisissait des jours pour nous faire le rappel ("al-maw'iza"), de crainte que nous éprouvions ensuite de la lassitude" (rapporté par al-Bukhârî, 70, Muslim, 2821).

Le Compagnon Abdullâh ibn Abbâs avait fait quant à lui cette sage recommandation à son élève 'Ik'rima :

"Fais aux gens le rappel chaque vendredi, ou deux fois par semaine, ou trois fois par semaine, et ne les amène pas à être lassés de ce Coran. Et que je ne te voie jamais te rendre auprès de gens occupés à parler, te mettre alors à leur faire le rappel après avoir interrompu leur conversation et les amener ainsi à être lassés [de l'islam et de ses enseignements]. Dans pareil cas, reste silencieux. S'ils te le demandent, fais-leur le rappel, qu'ils auront alors l'envie d'écouter…" (rapporté par al-Bukhârî, 5978).

C'est pourquoi il faut se ménager de temps en temps des petits moments pour se détendre, se divertir, etc., que l'on prenne cette détente seul(e) ou en famille, etc.


Des textes parlant de divertissements :

Etant donné que les jeux et le divertissement relèvent de ce qui n'est pas purement cultuel, la règle première est à leur sujet la permission ("al-ibâha"), même s'il s'agit d'un jeu et d'une forme de détente que n'ont pas pratiquée le Prophète et ses Compagnons.

Cependant, les enseignements de l'islam étant englobants ("shâmil"), des principes existent qui offrent des limites éthiques et une orientation à ce sujet également.

Ainsi, "le Prophète (sur lui la paix) a interdit le "khadhf", un jeu qui était pratiqué à son époque et qui consistait à projeter un caillou avec ses doigts. Le Prophète a expliqué cette interdiction ainsi : "Cela ne sert pas à chasser et ne permet pas de se défendre contre un ennemi" (c'est le sens approchant des termes qu'il a utilisés). "Cela peut, a-t-il ajouté, casser une dent ou crever un œil" (rapporté par al-Bukhârî, 5162, Muslim, 1954).

Il y a de même des hadîths authentiques où le Prophète parle du jeu "nard" ou "nardshîr" comme étant quelque chose à éviter absolument : le hadîth rapporté par Muslim sur le sujet se lit ainsi :

"Celui qui joue au nard a désobéi à Dieu et à Son Messager" (Muslim, 2260) ; voir aussi le hadîth rapporté par Abû Dâoûd (4938).

Les dictionnaires traduisent le mot par "trictac", un jeu qui se joue sur un tableau spécial avec des dames et des dés.

Par contre, d'autres types de divertissements ont été recommandés par le Prophète (sur lui la paix). Ce dernier a ainsi dit :

"Tout ce par quoi le musulman se divertit est bâtil, sauf le fait qu'il tire à l'arc, qu'il entraîne son cheval, ou qu'il joue avec son épouse : ces (actions) relèvent du haqq" (at-Tirmidhî 1637) ;

"Toute chose qui ne relève pas du dhikr est laghw, sauf quatre (choses) : le fait que l'homme marche entre deux objectifs, le fait qu'il entraîne son cheval, le fait qu'il joue avec son épouse, et le fait qu'il apprenne la natation (Silsilat ul-ahâdîth as-sahîhah, n° 315).

D'autres hadîths montrent le Prophète a participé à une compétition de tir à l'arc avec des gens de Médine (rapporté par al-Bukhârî). D'autres le montrent ayant organisé des courses de chevaux (rapporté par al-Bukhârî etc.) (bien sûr sans argent mis en jeu). D'autres encore le montrent faisant une course à pied avec son épouse (rapporté par Abû Dâoûd).

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De ces textes ("nussûs"), des ulémas ont extrait les principes suivants :

 

1) Est interdit :

 tout divertissement qui constitue quelque chose qui est déjà, en soi, interdit en islam (comme les concerts de danse, de chants et/ou de musique interdits ; ou comme les combats organisés entre animaux. De même, est interdit tout divertissement qui, bien qu'en soi autorisé, est fait avec l'accompagnement de quelque chose qui, lui, est interdit (comme la musique ; la présence de nudité ; la présence d'argent offert à celui qui gagnera et qui relève d'un cas qui n'est pas autorisé )

.

2) Le cas du "nard" (trictrac) : Pourquoi le Prophète l'a-t-il interdit ? Est-ce que le jeu d'échecs lui est comparable ?

Quelle est la propriété (wasf) qui est présente dans ce trictrac et qui a été le principe motivant ('illa) son interdiction ?
Pour certains ulémas shafi'ites, l'interdiction du trictrac relève uniquement du cas où il est joué avec une mise d'argent ; sinon il reste en soi autorisé. Cet avis semble être partagé par az-Zuhaylî, qui écrit : "Mais en réalité, l'interdiction du trictrac est due au fait qu'il est le jeu qui servait de support, chez les gens de la Perse, à la mise d'argent" (Al-Fiqh ul-islâmî wa adillatuh, tome 4 p. 2663).
Pour la grande majorité des ulémas, cependant, le hadîth concerne le trictrac en tant que tel, qui est donc à délaisser systématiquement. Parmi eux, ensuite :
--- al-Marwazî est d'avis que ce jeu est déconseillé (mak'rûh) ;
--- la majorité des ulémas sont d'avis que cela est interdit.

Pourquoi donc cette règle retenue par la grande majorité des ulémas au sujet du trictrac ?
Les avis sont divergents sur le sujet, et on peut comprendre cette divergence par le biais de la divergence d'avis existant à propos du jeu d'échecs. 
Certains ulémas comme Abû Hanîfa et Ahmad sont d'avis que le jeu d'échecs est similaire au trictrac dans la mesure où il est tel qu'il devient rapidement un passe-temps dont on ne peut plus se passer – as-sadd 'an dhikr-illâh wa 'ani-s-salât – : c'est ce qui explique que l'islam l'ait interdit ; selon ces ulémas, le trictrac est donc interdit parce qu'il est un passe-temps qui rend rapidement la personne accro.
D'autres ulémas, shafi'ites, sont d'avis que le trictrac est interdit parce que n'y entre en jeu que le hasard des dés et qu'il s'agit donc d'un jeu qui ne sert pratiquement à rien ; le cas des échecs est cependant différent car ceux-ci font appel à la réflexion et ils restent donc dans le cadre de la permission originelle (dans la mesure où celui qui y joue ne manque pas à ses devoirs ; ni vis-à-vis de Dieu ni vis-à-vis des hommes) (voir Al-Mughnî, tome 14 pp. 49-52 ; Fatâwâ mu'âssira, tome 2 pp. 458-477).
Dès lors, selon les écoles hanafite et hanbalite, est à délaisser systématiquement (mutlaqan) tout divertissement qui, à l'instar du trictrac et des échecs, est susceptible de créer une passion chez celui qui y joue (alors même qu'il n'entre pas dans le cadre du cas 3, que nous allons voir plus bas). Par contre, selon ces savants shafi'ites, est à délaisser systématiquement (mutlaqan) tout divertissement qui n'apporte quasiment rien d'autre que le divertissement et est donc une pure perte de temps : aussi le trictrac est-il interdit mais pas les échecs, car ceux-ci sont fondés sur la réflexion.

 

3) Est recommandé :

le divertissement qui rend possible de réaliser un objectif reconnu par l'islam. C'est le cas du tir à l'arc, de la marche, de l'équitation et de la natation, et également de la détente avec sa famille : ils s'agit là de divertissements qui contribuent à permettre la réalisation d'objectifs reconnus par l'islam. Des ulémas ont classé dans cette catégorie d'autres types de divertissements (voir par exemple Halâl-o-harâm, Khâlid Saïfullâh, pp. 241-242). 
Il est cependant nécessaire que la pratique d'un tel divertissement ne comprenne aucune autre chose interdite par l'islam, et qu'il ne relève donc pas de ce qui a été exposé plus haut en 1. Il est également nécessaire qu'on ne donne pas à la pratique de ces divertissements une place trop importante dans sa vie (nous y reviendrons plus bas).

 

4) Est interdit :

tout divertissement où aucun des trois premiers principes (ni le 1, ni le 2 selon les interprétations divergentes, ni le 3) n'est présent, mais qui, à l'instar du "khadhf", comporte un risque physique conséquent. An-Nawawî écrit ainsi : "Fî hâdha-l-hadîth : an-nah'yu 'an il-khadhf, li annahû lâ maslahata fîhi, wa yukhâfu mafsadatuh ; wa yultahaqu bihî : kullu mâ shârakahû fî hâdhâ. Wa fîhi anna kulla mâ kâna fîhi maslahatun aw hâjatun (...) fa huwa jâ'ïz" (Shar'h Muslim sur 1954).
(Au cas où l'activité physique permet de réaliser un objectif reconnu par l'islam (soit le cas 3, ce qui n'est pas le cas du khadhf, comme le Prophète l'a exposé : "Cela ne sert pas à chasser et ne permet pas de se défendre contre un ennemi") mais comporte aussi un risque, il s'agira pour le muftî de soupeser la maslaha et la mafsada et de donner une fatwa en conséquence.)

 

5) Restent les divertissements où aucun des trois premiers principes n'est présent (ni le 1, ni le 2 selon les interprétations divergentes, ni le 4), et qui ne relèvent pas non plus du cas n° 3 :

Par exemple, flâner dans des jardins ; passer du temps à écouter le chant des oiseaux ;
Pour ath-Thânwî, tout divertissement de ce genre est en soi légèrement déconseillé (khilâf ul-awlâ) (Bayân ul-qur'ân 9/18) ; ce qui n'empêche donc pas qu'ils demeurent dans l'"autorisé" (jâ'ïz) ;
Pour ash-Shâtibî, tout divertissement de ce type 5 reste purement autorisé (mubâh) lorsque fait ponctuellement, mais devient déconseillé lorsque fait de façon abondante, car faisant perdre à l'homme de son temps alors qu'il pourrait consacrer celui-ci à quelque chose d'important (Al-Muwâfaqât 1/111, 115, 2/204).
Ces deux avis peuvent s'appuyer sur les termes "bâtil" et "laghw" présents dans les hadîths plus haut mentionnés.

Tout divertissement peut être évalué à la lumière de ces principes.

 

Alors, quelle place pour le divertissement dans la vie ?

Même en ce qui concerne un jeu qui est en soi autorisé (mubâh ou jâ'ïz) ou recommandé (mustahabb), l'éthique islamique demande qu'on ne s'y adonne pas au point d'en devenir "dépendant" ou de manquer à ses obligations vis-à-vis de Dieu et des gens.

L'islam enseigne qu'il s'agit de se détendre, mais avec l'objectif de pouvoir à nouveau se consacrer avec énergie à l'objectif de sa vie (rendre un culte à Dieu et aider les hommes dans la justice et la fraternité). Et non de vivre et de travailler avec l'objectif de se détendre et de prélasser, et d'instituer ainsi peu à peu une société du divertissement et du loisir. Dieu dit :

"Dis [ô Muhammad] : "Ma prière et mes actes de dévotion, ma vie et ma mort sont pour Dieu le Seigneur de l'univers, qui n'a pas d'associé. C'est ce qui m'a été ordonné et je suis le premier de ceux qui se soumettent"" (Coran 6/162-163).

"Tout divertissement qui détourne de l'obéissance à Dieu est mauvais" (Sahîh ul-Bukhârî, kitâb ul-isti'dhân, bâb 52),

et aussi : "Du fait qu'il est mauvais que la poésie domine [= occupe excessivement] l'homme au point de l'empêcher de penser à Dieu, d'acquérir la connaissance et de lire le Coran" (kitâb ul-adab, bâb 92).

Lorsqu'une personne laisse un divertissement prendre en elle une telle place, ce divertissement se met à occuper une partie importante de son esprit, au point qu'elle n'éprouve ensuite plus de goût dans la prière (salât), la lecture du Coran, l'invocation (du'â) et le rappel (dhikr) ; parfois, elle néglige également son travail et délaisse une bonne partie de ses devoirs vis-à-vis de sa famille. C'est pour éviter cela que le musulman et la musulmane entendent intégrer les jeux et divertissements qu'ils pratiquent à la vision globale qu'ils ont de la vie.

Ici je voudrais préciser que si, sans manquer à ses devoirs vis-à-vis de Dieu (salawât, dhikr, da'wa) et vis-à-vis des hommes (devoirs envers sa famille, les démunis, etc.), on pratique un divertissement qui est en soi autorisé, celui-ci reste permis (mubâh) et ne nous apportera ni péché ni récompense de la part de Dieu. Mais si on pratique ce divertissement purement autorisé (mubâh) avec l'intention, présente dans son cœur, de "se détendre le corps et se divertir l'esprit" afin de pouvoir ensuite être à nouveau en forme pour s'adonner à l'objectif de la vie, alors on sera (s'il plaît à Dieu) récompensé pour cela aussi (Fatâwâ mu'âssira 2/472)
Et c'est bien ce que les Compagnons du Prophète nous ont laissé comme modèle. Abu-d-Dardâ (que Dieu l'agrée) disait ainsi :

"Je me détends en faisant quelque chose qui relève du futile (bâtil) [mais qui est en soi licite] afin d'avoir ensuite la force de faire ce qu'il faut" (MF 28/368)

. Mu'adh avait dit pour sa part à Abû Mûssâ :  

"Je dors la première partie de la nuit. Puis, ayant ainsi rempli ma part de sommeil, je me lève, et je récite ce que Dieu a écrit pour moi. J'espère ainsi la récompense divine pour mon sommeil comme j'espère la récompense divine pour ma récitation" (rapporté par al-Bukhârî, 4086, Muslim, 1824).


Synthèse :

Nous humains avons parfois besoin de nous divertir pour détendre notre esprit et notre corps. L'islam reconnaît ce besoin, tout en enseignant qu'il s'agit de le faire en restant dans un cadre éthique ; et qu'il ne s'agit pas de faire du divertissement et du plaisir l'objectif premier de sa vie, mais de le faire avec l'objectif de vivre sereinement et de pouvoir ainsi remplir l'objectif de sa vie : aimer Dieu, L'adorer, et aider les hommes dans le cadre de la justice et de la fraternité.

Wallâhu A'lam

Article tiré du site: La Maison de l'Islam 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 22:19

Salam alaykum

 

J'espère que vous allez bien inchaallah !!

Voici un rappel sur une Salât très souvent négligée mais d'un bienfait immense pour celui qui l'accomplira de façon constante : il s'agit de la Salât Doha, que l'on accomplit dans le courant de la matinée, également appelée aussi la "Salât des Repentants".

Que celui qui peut l'accomplir le fasse tous les jours et ne l'abandonne pas !

Cet article est tiré du blog A la lumière de l'Islam, qu'Allah récompense son auteur.

 

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1) Son statut [ Hukm]  :

La prière du Doha constitue une Sunna Muakkada [ Très recommandée ]

 

Le messager d’Allah l’a accomplie et a recommandé à ses compagnons de l’accomplir, son nombre minimum de raka’at est de 2. Cette prière selon l'avis le plus juste s'effectue 2 par 2, c'est à dire que la personne accomplit les salutations toutes les 2 raka'at.

De plus la sunna consiste à réciter avec la Fâtiha une sourate ou un, ou bien quelques versets, toutefois la personne peut si elle le souhaite ce contenter de ne lire que la Fâtiha.

 

2 ) La Sâlat Ad-Doha peut-être constituée de 2 rak'at:

Abû Hurayra (رضي الله عنه) a dit :

 
"Mon grand ami (صلى الله عليه و سلم) m'a recommandé de jeûner trois jours par mois, de faire deux unités de prière au Doha et de faire une unité de clôture avant de me coucher".
(Al-Bukhâri, Muslim )


3 ) La Sâlat Ad-Doha peut-être constitué de 4 rak'at:

'Aïcha (رضي الله عنها) a dit :

 
"Le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) faisait au Doha quatre unités de prière et il leur ajoutait encore ce qu'Allâh lui permettait de faire".
(Muslim)

 

4) La Sâlat Ad-Doha peut-être constitué de 8 rak'at:

Um Hani (رضي الله عنها) a dit :

 

"Je me rendis chez le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) en l'année de la conquête de la Mecque. Je l'ai trouvé en train de prendre un bain rituel. Une fois qu'il termina ses ablutions, il fit huit unités de prière et c'était l'heure du Doha".
(Al-Bukhâri, Muslim)

 

5) Son meilleur temps d'accomplissement et ses récompenses :

Lorsque la chaleur du matin est à son plus fort et lorsque le soleil est bien haut dans le ciel.

Il y a aussi la possibilité recommandée de prier la Salât Doha juste après le temps interdit de Churuq. C'est ce qu'a conseillé le Prophète :


Anas ibn Malik rapporte que le messager d'Allah a dit:


" Celui qui accomplit la prière de Subh en commun, puis s'assoit pour évoquer Allah jusqu'au lever du Soleil, ensuite prie deux rak'at, aura la rétribution d'un pèlerinage et d'une 'Umra".

Il ajoute que le messager d'Allah a dit:" Complète, complète, complète (est sa rétribution)".
(Rapporté par Tirmidhi)

Zayd ibn al-Arqam a dit :


" Le Messager d’Allah se rendit auprès des habitants de Quba à un moment où ils étaient en train de prier et il leur dit : "Salat l-Awabine ( un des noms de Salât Ad-Doha) se fait quand les chamelles souffrent de la chaleur du sol."
[rapporté par Mouslim n° 1238]


6) Les sourates que l'on y récite:

Lire les sourates "Ash-Shams" (s.91) et "Ad-Doha" (s.93)


7) Ses bienfaits:

Selon Abou Dharr (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit :


"Chacun de vous, à son réveil le matin, est redevable d'une aumône pour chacun de ses organes qu'il trouve en bonne santé. Chaque fois qu'on dit "Soubhânallâh" (gloire et pureté à Allâh) c'est une aumône. Chaque fois qu'on dit "Alhamdulillâh" (la louange est à Allâh), c'est une aumône. Chaque fois qu'on dit "la ilah illallâh" (il n'y a de dieu qu'Allâh), c'est une aumône.

Chaque fois qu'on dit "Allâhu Akbar" (Allâh est plus grand), c'est une aumône.

Chaque fois qu'on exhorte à une bonne action, c'est une aumône.

Chaque fois qu'on détourne d'une mauvaise action, c'est une aumône.

De même que deux unités de prière faites au Doha suffisent à s'acquitter de toutes ces aumônes".
(Mouslim)

 

Burayda rapporte que le messager d’Allah a dit :

 
« Chaque personne possède 350 articulations, il doit [chaque jours] faire l’aumône pour chaque articulation. ».

Les hommes lui ont demandé : « Ô messager d’Allah, qui donc est capable de faire cette aumône ? ».

Il répondit : « Enterrer le crachat que vous trouvez dans la mosquée est une aumône,

enlever du chemin ce qui peut nuire au passant est une aumône,

sinon accomplir les deux rak’at de la matinée suffisent. »


Abu Hurayra a dit:


"Mon grand ami (le Prophète) m'a recommandé de jeûner 3 jours par mois, de faire 2 unités de prière dans la matinée, et de faire une unité de prière avant de dormir".

[Al-Bukhâri, Muslim]

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